Le naufrage au Mexique

31/3/2013

 

'Si je me fie aux propos de votre frère Aimé,

vos voyages sont toujours des catastrophes où vous vous retrouvez inévitablement au poste de police.

Est-ce toujours le cas?'


(Cette vidéo répond à une question d’un lecteur.)

 

 

 

Texte de la vidéo:

Bonjour, mon nom est Désiré Laflamme. Je viens de recevoir un message de Luc. Celui-ci me demande :

Bonjour monsieur Laflamme,

Si je me fie aux propos de votre frère Aimé, vos voyages sont toujours des catastrophes où vous vous retrouvez inévitablement au poste de police. Est-ce toujours le cas?

Mon cher Luc, c’est faux. C’est faux! Je ne me fais pas toujours arrêter par la police.

Laissez-moi vous raconter un de mes voyages.

Il y a plusieurs années, j’ai fait un voyage au Mexique avec ma chérie. C’était au temps où les mexicains s’habillaient encore propre pour écouter le TV, que les gares avaient des pancartes pour nous indiquer de ne pas nourrir les chevaux et surtout, et cela nous introduit dans mon histoire, ils ne trouvaient pas nécessaires de mettre des ceintures de sauvetage dans les bateaux.

J’avais acheté une excursion en bateau pour visiter une île au large de la ville de Puerto Vallarta où il y avait une immense grotte. La première partie du voyage se passa bien dans un gros catamaran à moteur. Cependant pour visiter l’île, il fallait changer de bateau puis se déplacer pendant 20 minutes dans une chaloupe de 15 places. Arrivé à l’île, il y avait des vagues assez importantes. C’est non sans difficultés que nous avons réussi à débarquer sur l’île.

On visite pendant une heure ou deux, on chatouille les chauves-souris de la grotte puis on revient au lieu d’embarquement. C’est là que je me suis aperçu que la mer avait grossi. La petite chaloupe accosta tant bien que mal le bord de l’île. On embarque donc rapidement dans la chaloupe puis on repart vers le large.

On n’avait pas fait un kilomètre que l’effet ‘Désiré’ a frappé. Une vague casse dans la chaloupe. Le bateau est plein d’eau et le moteur est callé. On est 15 touristes nono, pas de ceinture de sauvetage, dans un bateau plein d’eau à ras bord entouré de vague d’un mètre, un mètre et demi. Pas fort!

Un autre petit bateau avait été cherché d’autres touristes en même temps que nous sur l’île. Le ‘capitaine’ du bateau décide alors de s’approcher de nous. Erreur! En voyant cela, plusieurs passagers de notre chaloupe se mettent debout pour l’accueillir. Ça pas pris 3 secondes et quart que la chaloupe s’était renversée.

C’est là que j’ai su que je plaisais aux américaines. Aussitôt à l’eau, une américaine m’a sauté au coup. Comme ce n’était vraiment pas le moment, je lui ai indiqué le bord de la chaloupe, un endroit où elle pouvait s’agripper.

Pendant ce temps-là, 7 personnes se garochaient sur le bateau à flot pour pouvoir y embarquer. Les 7 réussirent. Le bateau était alors super hyper plein et risquait alors de faire naufrage. C’est alors que l’américaine a frappé. Elle a agrippé le bateau même si tout le monde lui criait de ne pas faire cela. En effet, son intervention a alors rempli le bateau d’eau.

Elle a finalement réussi à embarquer puis le bateau est parti vers le catamaran à moteur sans doute.

On s’est retrouvé 7 accrochés au bateau dont ma chérie et moi, ballottés par les vagues. En regardant autour de nous, on s’aperçoit qu’il y a de petits récifs ici et là. Comme le bateau peut frapper un récif à tout moment et qu’une tête est facilement mal placée dans ces occasions, on décide de rejoindre un petit récif de roche volcanique de 2 mètres par 2 mètres par 2 mètres déjà occupé par des oursins et une colonie de crabes.

C’est là que nous avons rencontré le mexicain. Un homme de 1.5 mètres et de plus de 100 kilos. Une réincarnation d’Obélix. Un gars dont la femme doit lui susurrer à l’oreille : ‘SOIS TENDRE AVEC MOUA!’. Malheur! Ce mastodonte ne savait pas nager! Il réussit tout de même à rejoindre le récif. Cependant, comme il n’avait plus ses chaussures, il s’est blessé les pieds en montant sur la roche volcanique.

On se retrouve donc 7, pas de caméra, pas d’eau, pas de nourriture, sur un petit caillou. On pouvait voir 2 remous blancs de chaque côté à chaque fois que le récif était frappé par une vague. L’île était trop loin pour qu’on puisse la rejoindre à la nage et on ne savait pas si le petit bateau n’avait pas échoué en quelque part.

La chose qui nous inquiétait le plus, c’était la marée. Était-on à marée haute ou à marée basse? Je ne m’étais jamais préoccupé de cela avant. C’est fou comme ça peut prendre de l’importance tout à coup!

Après une heure ou deux ou trois d’attente (fouille-moi, on n’avait pas de montre), un bateau vient finalement nous secourir. Chacun saute à l’eau à tour de rôle et réussi à embarquer dans le bateau jusqu’au mexicain… Il saute, il réussit à rejoindre le bateau mais personne n’est capable de le hisser dans celui-ci. De plus, les vagues sont toujours grosses et le bateau risque d’être submergé à chaque instant. Le ‘capitaine’ décide alors de trainer le mexicain au large, là où il y a moins de risque. C’était beau de voir le bateau et le mexicain côte à côte presque main dans la main.

Toujours est-il qu’on finit tous par être hissé dans le bateau et à rejoindre le gros catamaran à moteur. Après une cerveza ou deux, quelques crises de larmes par un couple qui avait été séparé, on finit par retourner à l’hôtel, on prend l’ascenseur et puis là… oui… vous avez deviné… l’ascenseur tombe en panne.

Vous voyez, je peux voyager sans être arrêté par la police. Les policiers ne sont même pas venus lorsque l’ascenseur est tombé en panne. C’est vrai que cela n’a pas été le cas lorsqu’une maison a explosé lorsque j’étais dedans. Je vous raconterai cela peut-être à une autre occasion.

Je remercie Luc pour sa question. Pour d’autres vidéo pleins de rebondissements (c’est une remarque souvent entendue chez les kangourous), je vous invite à consulter le site InterditAuxFemmes.Bloguez.com.

 

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